Chose surprenante, l’appât du gain n’intéresse guère les poolers. Ils courent surtout après la gloire.
« C’est une question d’honneur et de reconnaissance, constate François Charron, éditeur du site françoischarron.com. À l’inverse des paris, il y a rarement d’argent en jeu. Les participants recherchent avant tout à se faire reconnaître comme des experts. »
Les pools ont effectivement la cote auprès des fanatiques, constate Norman O’Reilly, professeur en gestion du sport à l’Université d’Ottawa.
Expérience complète
« Grâce à l’ensemble des plateformes qu’on trouve aujourd’hui, que ce soit la télévision, les revues, Internet et même les applications, les fans s’immergent dans une expérience complète », dit-il.
« C’est normal que cela fonctionne si bien. Les participants enfilent le costume d’un directeur général.
« Ils créent l’équipe idéale en fonction des salaires disponibles. Ils réagissent aux accidents, aux fautes ou aux buts.
« Il y a bien plus d’interactivité », explique Paul Wilson, vice-président au cabinet de relations publiques National.
Les chiffres le démontrent bien. Près de 34 millions d’utilisateurs de pools ont été répertoriés en Amérique du Nord, tous sports confondus, par la Fantasy Sports Trade Association (FSTA) en 2010.
Près de 11% d’entre eux concernaient le hockey, ce qui représente environ 3,74 millions de personnes. Cette estimation a augmenté de 60 % depuis la dernière étude disponible, datant de 2007.
Une manne pour les commanditaires
La plupart des grosses plateformes sont contrôlées par des médias.
Pour le spécialiste des nouvelles technologies François Charron, le lien est naturel. Les pools représentent des modèles d’affaires très efficaces pour fidéliser une clientèle.
« Les amateurs n’ont pas d’autre choix que de se tenir informés de toutes les nouvelles qui touchent le déroulement des séries.
« La consommation d’information est plus grande, les participants passent plus de temps sur chaque page Internet et la rétention de visiteurs est plus élevée.
« Les médias s’assurent ainsi une grande rentabilité », explique-t-il.
Plusieurs magazines spécialisés, tels que Hockey News, Hockey Le Magazine et Pool Pro ont eux aussi largement profité de l’engouement pour ce phénomène.
Ce dernier affiche ses pronostics quant aux joueurs à insérer dans les équipes virtuelles d’août à novembre.
« Les ventes sont grandissantes chaque année », témoigne Michel Therrien, rédacteur en chef de Pool Pro.
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